Le projet

Le Centre international du graphisme s’inscrit dans une réflexion globale sur le secteur de la gare à Chaumont. Avec une esplanade conçue par Ruedi Baur, les Silos vont tenir le rôle emblématique d’entrée de ville et déboucher sur un quartier culturel ouvert sur l’extérieur. À proximité immédiate et piétonne du centre-ville, ce quartier s’étend jusqu’à la salle Jean Masson et au grand Garage.

C’est cet environnement qui soustend la réflexion du Maire, dans le chantier des grands travaux de son mandat, d’installer le CIG dans l’ancienne Banque de France afin de conforter la vocation culturelle de ce quartier, d’y mener une politique active de développement des publics et de transversalité des cultures. Quatre établissements culturels y voisineront sur quatre sites :
- le cinéma multiplex dans l’ancien garage municipal ;
- la médiathèque et le musée des Silos ;
- le Centre international du graphisme dans l’ancienne Banque de France ;
- et l’entrepôt des Subsistances.

Le Centre international du graphisme aura à répondre aux objectifs suivants :

Conserver les fonds constitués et anticiper leur accroissement
Le Stedelijk Museum offre à Chaumont son système de stockage d’affiches : un système de cintres mobiles qui en facilite la manipulation. De la même façon, le mode d’indexation et de numérisation des fonds devra être repensé afin de faciliter la consultation du fonds (base numérique, préparation d’expositions, politique d’édition) et sa mise à disposition pour des travaux de recherche. Un comité scientifique et technique sera constitué pour statuer sur la qualification des fonds contemporains et permettre une gestion adaptée. En outre, l’affiche n’est pas la seule constituante du patrimoine graphique présent à Chaumont. Devront être mieux pris en compte : les expositions in extenso, les grands volumes et la variété de supports du graphisme (livre, identité graphique…).

Présenter les collections
Il convient de réaliser des espaces de monstration souples, capables de s’adapter eux aussi à la diversité des approches graphiques. Par ces expositions, il s’agira de valoriser tout autant les collections chaumontaises que d’accompagner le public dans la découverte des enjeux et de l’histoire du graphisme. Puisque le graphisme est une discipline de création, ces espaces devront permettre aussi bien la production d’expositions patrimoniales que celles construites autour d’une pièce inédite.

Aider à la création
Les résidences de graphistes, leur implication dans des projets pilotés par le CIG en milieux scolaires, associatifs et pourquoi pas industriels, feront de ce Centre un lieu d’échange et habité. Il aura notamment à faciliter la relation des commanditaires potentiels et des institutions concernées avec le design graphique.

Instituer un pôle de formation de haut niveau
En complément de l’activité déjà mise en place, devront être envisagés la création d’un post-diplôme, l’accueil d’activités de recherches sur le graphisme (d’ordre historique sur les fonds, critique en lien avec le programme des expositions), mais aussi par le design graphique (mise en relation de designers graphiques avec les acteurs d’un sujet).

Participer au développement économique et culturel local
Établir une relation d’intérêt réciproque entre une ville et une discipline via un événement (le Festival) et un lieu. La photographie à Arles (52 197 habitants), la bande dessinée à Angoulême (42 669 habitants) ou le design à Saint-Étienne (178 000 habitants) ont démontré la pertinence de ces associations tant dans la renommée de ces villes que dans l’attractivité du tourisme économique qui en découle. La dimension appliquée du graphisme devra en outre être mise en œuvre dans les sujets économiques régionaux.

Jouer le rôle attendu au plan national et international pour le graphisme
Constituer une institution repérée dans le paysage français et capable d’agir en interface et en réseau avec d’autres établissements français et internationaux, incarner l’action nationale en faveur du graphisme et, dans le même temps rendre visible et coordonner les initiatives des acteurs du graphisme : profession, écoles, associations… Le rôle du CIG aura forcément à voir avec la reconnaissance du graphisme, une reconnaissance dont dépend en retour le succès du CIG comme établissement culturel national de premier ordre.

Intégrer et poursuivre les missions du Festival international de l’affiche et du graphisme de Chaumont
Regrouper et placer en synergie les équipes travaillant à Chaumont sur le graphisme. Mettre à profit la base logistique d’un lieu pour asseoir les expositions du Festival, mieux gérer leurs phases d’amont et d’aval (intégration dans les collections, publications). Affiner la notion de rencontres inhérentes à l’organisation d’un événement.