22e Festival international
de l’affiche et du graphisme de Chaumont
21 mai - 5 juin 2011
Week end inaugural
28 - 29 mai

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22e Festival international de l'affiche et du graphisme de Chaumont
Design graphique : vier5

Édito

Le prochain Festival international de l’affiche et du graphisme de Chaumont se tiendra du 21 mai au 5 juin 2011. Une programmation événementielle ponctuera ces quinze jours : workshops, colloques, salon professionnel, visites guidées, ateliers, concerts, remises de prix, interventions dans l’espace public, manifestations associées…

Ouverture du Festival

Le samedi 21 mai, Chaumont se met en fête pour l’ouverture du Festival et l’accueil des graphistes intervenants sur les concours, expositions et workshops. Le marché couvert accueillera Planète Pub, un marché de l’objet publicitaire. Du 23 au 27 mai, le montage de la Fabrique sera ouvert au public. Il pourra également découvrir la restitution des ateliers menés à l’année avec les publics chaumontais. La présence d’étudiants venus à Chaumont suivre les workshops sera l’occasion de la mise en place d’un programme d’événements et de concerts accessibles à tous. Un salon professionnel viendra, en fin de semaine, rassembler des entreprises phares de la discipline.

Pour les professionnels
et les étudiants

Le week-end des 28 et 29 mai sera le moment de la remise des prix pour les concours ouverts aux professionnels et aux étudiants. Le salon de l’édition graphique ouvrira ses portes au marché couvert et PixelFactory hébergera, au Collège St Saens, ses explorations multimédia. Deux séances de colloques seront animées par Thierry Chancogne et Catherine Guiral : Petite hantologie du graphisme (direction artistique assurée par officeabc). La seconde semaine sera consacrée à des moments de visites commentées des expositions. Celles-ci resteront ensuite ouvertes tout l’été.

La programmation de cette 22e édition attribue une place de choix à la lettre avec une présentation aux Silos des commandes passées par l’entreprise italienne Olivetti pour sa communication et les caractères de ses machines à écrire, et l’exposition du travail du graphiste américain Edward Fella à l’espace Bouchardon. Le studio bordelais GUsto animera au blanc d’Espagne les vitrines des commerces de la ville. Sacha Léopold et Charles Beauté proposeront une exploration de créations graphiques conditionnées par les spécificités des différents modes d’impression. Dans l’espace public, des graphistes et illustrateurs seront invités à jouer de la séparation des couleurs en sérigraphie. Le jury du concours « Étudiants, tous à Chaumont ! » – ouvert cette année à tous types de supports – a choisi d’interroger les étudiants sur les statuts contemporains de l’écrit : « À textes ouverts ». Présidé par M/M (Paris), le concours international est lui aussi rénové et désormais accessible à toutes formes de créations graphiques.

L’équipe du Festival

Petite hantologie du graphisme

Samedi 28 et dimanche 29 mai / Théâtre du Nouveau Relax

Thierry Chancogne, Catherine Guiral et Brice Domingues coordonnent pour la seconde année le colloque du Festival. Après la notion d’archive en 2010, ils proposent cette année une «petite hantologie du graphisme». Un tour d'horizon modeste, forcément partial et partiel de ce qui peut hanter une discipline complexe qui se construit au croisement ambigu de plusieurs aspirations plus ou moins (in)formulées, (im)pensées. Une petite anthologie des antres et des entres du graphisme, de ses marges et de ses marches, de ses hors-champs plus ou moins dans le champ, de ce qui le traverse... L’habillage des colloques est conçu par officeabc.

Samedi 28 mai, de 14h00 à 17h00

  • 13h, projection, Hocus Pocus: Design Thrilling Stories, Alexandra Midal
  • 14h15, présentation, Le Concile d’Amour, Philippe Millot
  • 14h40, présentation, Slavs and Tatars, Boy Vereecken
  • 15h05, entracte, Thomas Mailaender
  • 15h10, présentation, Bibliothèques, Alexandru Balgiu et Fabrice Mabime
  • 15h35, projection, Labyrinthe, Marie Lusa
  • 16h, présentation, Jet7, Elisabeth Chamontin
  • 16h25, entracte, Thomas Mailaender
  • 16h30, interview, Ed Fella avec Michel Aphesbero

Dimanche 29 mai, de 10h00 à 12h00

  • 10h, présentation, Fantômes à l’œuvre, Marcelline Delbecq
  • 10h25, présentation, La figure de l’auteur, Stephen Knott
  • 10h50, entracte, Thomas Mailaender
  • 10h55, présentation, enseigner à l’ArteZ, Thomas Buxó
  • 11h20, présentation, Taip, Christos Lialios
  • 11h45, projection, Hocus Pocus: Design Thrilling Stories, Alexandra Midal

Samedi & dimanche

Dans le foyer du Nouveau Relax
Librairie: Yannick Bouillis
Mobilier: David Enon

Sur le parvis du Nouveau Relax
Installation: Alaric Garnier

À textes ouverts

Étudiants, tous à Chaumont ! 18e concours-expo 22e Festival international de l’affiche et du graphisme de Chaumont du 21 mai au 05 juin 2011

« L’équipe du Festival de Chaumont a souhaité renouveler et ouvrir le concours étudiant à la diversité des médias qui font le design graphique (édition, choses imprimées, productions vidéo, productions interactives, etc.).

Dans ce contexte, le jury (Michel Aphesbero, Sophie Demay, Annick Lantenois, Benoît Santiard, Susanna Shannon) a souhaité inviter les étudiants à réfléchir sur l’une des composantes essentielles du design graphique : l’écrit.

L’écrit permet de nommer ce que l’image ne peut explicitement dire et transmettre. Mais affirmer cela, c’est oublier le rôle que peuvent jouer les choix du designer graphique dans les pratiques de lecture. Un même texte transcrit sur des médias différents, sollicitant des mises en page ou en écran spécifiques, sera lu et approprié différemment.

Il n’y aurait donc pas une lecture mais des lectures ; non pas un lecteur mais des lecteurs. Mettre en forme des textes et choisir un média reviendraient donc à imaginer des scénarios de lecture. C’est ce que le jury espère lire, découvrir, tester !

Le choix des textes est libre même s’il convient qu’il ne soit pas un texte « par défaut », prétexte à un exercice de mise en pages ou en écran. Que ce texte soit écrit pour l’occasion ou emprunté à un auteur, il conviendra de préciser le nom et la source s’il s’agit d’une citation.

À vos textes ! »

Lauréats du concours étudiants 2011

Texte du jury à télécharger
Présidé par Annick Lantenois, le jury était composé de Sophie Demay, Susanna Shannon, Benoît Santiard et Michel Aphesbero.

01 CE AL 04
Grand prix : Amy Lewis

Trois mentions attribuées à :

http://www.charlesvilla.eu/funes_ou_la_memoire.html
« Funes ou la mémoire », Jorge Luis Borgès
Charles Villa


Syphax Allex, Mélanie Lamirault, Vincent Thouvenot

Élie Capparos, pour sa note d’intention (à télécharger ici)

Concours international

Créé en parallèle du Festival, le concours international a permis, au fil des années, de constituer une importante collection d’affiches contemporaines. Ce concours s’attache à rendre compte de la réalité d’une discipline en repérant et en adressant au public des créations de qualité. Afin d’élargir cette attention à tous les supports qui constituent aujourd’hui le design graphique, le concours international se décloisonne pour la première fois cette année au-delà du support «affiche». Nous appelons les participants à envoyer des travaux rendant compte de la multiplicité des supports qu’ils investissent : affiches, pages, identité, signalétique, systèmes, écrans, objets… Le jury aura la charge de délimiter des catégories et d’y repartir les travaux reçus. Présidé par M/M (Paris), le jury ne sera plus exclusivement composé de graphistes, mais également de designers, d’architectes, de commanditaires… Il discernera un premier prix général toutes catégories confondues, des mentions à l’intérieur de chaque catégorie et un «Excellent Award Icograda» récompensant un graphiste participant au titre de l’ensemble de son œuvre.

La remise des prix aura lieu le samedi 28 mai à 17 h. Les projets sélectionnés seront exposés dans l’entrepôt des Subsistances dès le samedi 21 mai.

Lauréats du concours international 2011

Présidé par M/M (Paris) : Mathias Augustyniak et Michael Amzalag, le jury était composé de Fanette Mellier, Xavier Antin, Olympia Le-Tan, Didier Lestrade et Daniel Mason.

Textes à télécharger
Extraits de la lettre adressée par Étienne Hervy à Mathias Augustyniak et Michaël Amzalag à la suite de la délibération du jury.
Extraits issus de la lettre « Un concours d’affiches n’est pas un concours hippique », de Mathias Augustyniak en réponse à Étienne Hervy.
Dans le catalogue du Festival international de l’affiche et du graphisme de Chaumont 2011.

Le grand prix est attribué à Cornel Windlin et Gregor Huber pour la communication du Schauspielhaus de Zürich sur les saisons 2009-2010 et 2010-2011.


Affiche de saison 09-10


Affiche de saison 10-11


Affiche-agenda mensuelle, decembre 2009


Couverture de programme 10-11


Flyer

Chaque membre du jury a également décerné une mention à l’affiche de son choix.


« Blood in, Blood out »
Floor Wesseling
Série de 5 affiches
Mention de Didier Lestrade


Elsa Maillot,
« Théorie des quatre mouvements », Charles Fourier
FRAC Champagne-Ardenne
Mention de Mathias Augustyniak et Xavier Antin


Edwin Vollebergh (Studio Boot)
« Als het leven geen zin heeft dan maakt het maar zin »
(Quand la vie n’a aucun sens, alors elle est logique)
Mention d’Olympia Le-Tan


William Jean
« Arrows »
Mention de Michaël Amzalag


Ronald Curchod
« Le Geai »
Mention de Fanette Mellier


Shun Morikawa
« Kushiro ballet academy concert »
Mention de Daniel Mason

Affiches françaises 2011

La sélection des affiches françaises en est cette année à sa deuxième édition. En 2010, cette opération a concerné uniquement les affiches adressées au concours international du Festival. Le règlement de l’édition 2011 autorisait le jury à inclure des travaux ayant indifféremment participé ou non au concours international. Le rôle du jury se rapproche de celui du commissaire. La pertinence de la sélection des Affiches françaises ne doit pas être mesurée à l’aune de ce qui est reçu, ou non, à Chaumont, mais bien face à la réalité de la création graphique en France. Pour cette raison, le jury inclut en son sein des acteurs et des observateurs de la discipline à même d’en repérer les lieux de qualité et les transformations. Le jury s’est interrogé sur les évolutions qui, cette année, sont significatives de notre paysage graphique. Donner une visibilité à la création graphique française et aux points de qualité de la commande conduit à récompenser les graphistes, mais également les commanditaires de ces affiches. Le choix de ce dénominateur national s’explique par une volonté de renseigner la production graphique du pays, d’en indiquer non pas l’état général, mais les endroits et les commandes remarquables. La réitération annuelle de cette distinction, dans le cadre du Festival, donnera à cette sélection la densité nécessaire à un travail d’observation en profondeur du design graphique français. Après une présence au sein du Festival de Chaumont, ces affiches itinérerons dans des lieux consacrés, ou non, à la création graphique en France et à l’étranger. Cette démarche vise à éclairer le public sur les spécificités du graphisme comme discipline d’art appliqué, sur les mécanismes de la commande et sur les interactions réelles d’une affiche avec le contexte qui lui est donné. La production d’une exposition mobile permettra la reconnaissance du design graphique et la valorisation du patrimoine qu’il constitue au sein de la culture française. Sont ainsi envisagées des étapes à Bienne, Alger et New York. Une publication documentant les projets retenus sera éditée afin d’accompagner l’itinérance de ces affiches. Treize projets incarnant une vraie diversité de formes graphiques sont ainsi récompensées ici.

Le jury était composé de Nawal Bakouri, Thomas Couderc, Étienne Hervy, Émilie Lamy, Sandrine Maillet et Anne-Marie Sauvage.

Les graphistes et leurs clients sont récompensés à parts égales.

01 SF
Atelier Graphique Malte Martin
Théâtre 71, scène nationale de Malakoff

02 SF A
Le cœurbarluet
Festival mondial des arts nègres

FIL AFF OCT 10
Annette Lenz et Vincent Perrottet
La Filature, scène nationale de Mulhouse

04 SF
deValence
Monangambeee, de Sarah Maldoror (1969)
pour l’artiste Mathieu K. Abonnenc

05 SF
Atelier de création graphique
Pierre Bernard et Sacha Léopold
Manifestation nationale pour le droit à l’avortement
et la lutte contre le démantèlement de l’hôpital public
pour l’ANCIC, la CADAC, et le planning familial

06 SF A
06 SF B
Lieuxcommuns
La Criée, centre d’art comtemporain

07 SF
Helmo
Le Lieu du design

Spontaneous1
Tom Henni
Festival d’improvisation « Spontanéous »

09 SF
M/M (Paris)
« Points on a Line », de Sarah Morris

10 SF
Atelier Formes Vives, Adrien Zammit et Nicolas Filloque
Ville de Bobigny, pour la promotion et la défense des services publics

11 SF
Laurent Fétis
Social Club

12 SF
Mathias Schweizer
Antidote, la Galerie des Galeries

13 SF
Paul Cox
Théâtre Dijon Bourgogne, centre dramatique national

Soirée Blitzkrieg

Performances DJ/VJ
Soirée organisée par Patrick Lallemand et Sacha Léopold
Samedi 28 mai, 21h30 —2h00
Marché couvert

21h30 — 22h30
DJ: Alain Rodriguez
VJ: Sabot version main droite

22h40 — 23h40
DJ: Paulus P
VJ: Kévin B

23h50 — 00h50
DJ: Rework (live)
VJ: Sabot version main gauche

1h00 — 2h00
DJ: Guerre éclair (Freddy Poggo, Patrick Lallemand)
VJ: Sabots versions main droite et main gauche

La Fabrique

Le Festival international de l’affiche et du graphisme de Chaumont met à la disposition de jeunes professionnels des espaces « cartes blanches », d’environ 25 m² chacun, qui seront attribués sur dossiers à dix équipes ou indépendants professionnels. Ces espaces se situent dans l’ancienne imprimerie de l’usine de textile Tisza, toujours en activité. Les projets retenus bénéficieront d’une aide financière de 1500 €, ainsi que de la logistique et de la communication du Festival.

On Going
Guus Gibjen, Vera Verberne, David Paans (GVD)

On Going

« 1. Allow events to change you.
2. Forget about good.
3. Process is more important than outcome.
4. Love your experiments. »

Voici les 4 premiers des 43 énoncés écrits par Bruce Mau dans son Incomplete Manifesto for Growth, écrit en 1998. Cinquante graphistes néerlandais fraîchement diplômés ré-interprètent ces postures et les transforment en Ongoing. Ongoing est une initiative de GVB. Contre tout espoir il ne s’agit pas d’un studio de graphisme mais d’un projet collaboratif destinée à installer une émulation entre eux et d’autres designers. Ongoing a été initialement présenté par le Festival du graphisme de Breda en 2010.

Éclairer le monde
Vincent Godeau, Vincent Broquaire, Arnaud Finix

Eclairer Le Monde

La salle est plongée dans le noir. Des paysages de lumière et mondes miniatures défilent sur les murs. Le paysage dessiné par les artistes évoque la création et l’évolution de notre monde.
Au programme : monstres préhistoriques improbables, disparition des dinosaures puis le moyen-âge, ses châteaux et ses collines sauvages peuplées d’animaux. Pour finir, la ville futuriste et les soucoupes volantes.
Face à cette installation se tient un atelier destiné au public. Chacun peut y devenir l’auteur d’une scène, l’exposition entre alors dans une évolution permanente. Faites vous des films, la lumière est entre vos mains. Un atelier de cinéma miniature est à votre disposition. Dessinez et découpez des formes que vous pourrez ensuite projeter au mur. Jouez avec les ombres et les couleurs, inventez votre propre paysage.

Moussaillon
Jérémy Joncheray, Thomas Oudin, Roseline Cunin, Arnaud Wink

Moussaillon

Moussaillon est un projet qui s’articule autour de l’appropriation du code international des signaux maritimes. Comment ce code ; utilisé en temps normal dans des situations précises, et souvent des situations d’urgence ; peut-il être interprété par un public portant un regard sur les secteurs du design graphique ? Est-ce que les signaux vont être respectés à la couleur près ? Est-ce que la grille proposée fera naître de nouveaux signaux ? Pour tenter de répondre à ces interrogations, nous vous proposons une immersion maritime où vous pourrez écrire votre propre appel à l’aide, par l’intermédiaire d’une grille. Conçu pour illustrer la multiplication des catastrophes liées à l’eau, cet espace est un appel à l’aide.

Greek crisis
Romain Albertini

Greek Crisis

Ce projet est une traduction de la crise financière grecque. Romain Albertini a créé un caractère monotype d’inspiration cyrillique, lisible et compréhensible par tous ainsi qu’un jeu de carte avec des slogans faisant référence à l’économie. Un univers graphique « grec » se dessine. Chaque carte possède un double afin de symboliser l’avant et l’après la crise. En économie comme aux jeux on peut aussi vite gagner que tout perdre.

Vers une morphologie poétique
Floriane Pic, Joris Lipsh

Vers Une Morphologie Poetique

Cette installation invite le texte à se délester de son sens intrinsèque afin que sa forme et sa mise en espace prennent le dessus et qu’il devienne un paysage malléable camouflant sous son voile typographique de nombreuses interprétations, un nouveau langage visuel.

« Two trees stand in the snow,
tired of the light, the sky
heads home – nothing nearby
where the gloom makes its abode.

And behind the trees,
houses tower in the dark.
Now you hear someone speak,
the dogs begin to bark

The round, beloved moonlight
lamp appears in the house.
When again the light goes out
A gaping wound remains in sight.

What a small life to know
and much nothingness nearby.
Tired of the light, the sky
has given everything to the snow.

The two trees dance with grace,
bend their heads and nod.
Clouds race across the sod
of the world’s silent face. »

Oppressive Light, Robert Walser

Pardon Chaumont !
Marie Saarbach, Clémence Michon

Pardon Chaumont

Ancienne résidence mérovingienne bâtie sur le Mont Chauve, théâtre de l’histoire tragique d’une princesse fratricide au 13e siècle, où l’on vous pardonne volontiers pourvu que le 24 juin tombe un dimanche. La ville de Chaumont-sur-Marne, dissimulée derrière son impressionnant viaduc et desservie par le Train Express Régional est le centre névralgique de notre projet. La richesse du folklore chaumontais est vaste et il n’est pas question d’en faire ici le tour (pardon !) mais de le traverser de part en part, du 10e siècle à nos jours en s’arrêtant au gré de nos plaisirs sur une anecdote, un mot, une image. De ces découvertes, non-exhaustives, sont nées quatre affiches : quatre arrêts dans « notre » histoire de Chaumont. Durant la semaine précédant l’ouverture de l’exposition, ces supports imprimés auront été réinvestis avant de devenir un espace de dialogue avec les visiteurs du Festival.

Le Bruit des idées
Boris Igelman, Delphine Cordier, Jérémy Vey

Le Bruit Des Idees

Cartographie d’un processus de création. Nous explorons l’idée en construction, nous décortiquons la création, nous naviguons au cœur d’un processus. Rendre tangible le cheminement entre l’esprit, le cœur et la main, en amont du résultat. S’interroger sur notre pratique. Chercher du recul. Prendre conscience du processus pour mieux l’expérimenter.

PRGC 5002br /> Romuald Roudier, Clémentine Berry, Thomas Weil

PRGC 5002

Paramètres : 25m2
Lieu d’intervention : Usine Tisza textil packaging

Notre première intervention consistait à réperer un espace « hors les murs », situé à proximité de la Fabrique, et dont la superficie serait équivalente à l’espace d’exposition. Nous avons rapidement souhaité investir une aile inaccessible de l’usine Tisza, prélever 25m2 et en dessiner les contours. Si le projet ne pouvait guère restituer de manière exhaustive l’activité des hommes et des machines, il en emprunterait pourtant ses formes, ses rouages, son vocabulaire. Sont présentées ici, à l’échelle 1, les principales étapes de fabrication d’un sac en toile de polypropylène. Entre le minimalisme et la surcharge, les réalisations graphiques fonctionnent comme des intercesseurs, des passe-murailles. Elles sont le témoignage tronqué d’un microcosme industrialisé en voie de disparition.

Perception
Julie Regazzacci

Perception

Le projet Perception s’articule autour du lien entre la « matière d’expression » (encre et papier) et les modes de production de l’objet imprimé. À partir de huit papiers différents (blanc mat, blanc texturé, beige, gris, noir, magenta et jaune), Julie Regazzacci a décliné plusieurs affiches imprimées chacune dans une couleur différente : jaune, cyan, magenta et noir. L’utilisation des couleurs primaires renvoie directement aux standards colorimétriques de l’impression, notamment l’offset. Ainsi, selon la teinte originelle des papiers, la superposition d’une encre en aplat crée de nouvelles couleurs.

Light type
François Chay, Léo Chéron

Light Type

Nous souhaitions questionner la place du multimédia dans le Festival de Chaumont à travers deux notions : l’espace et le temps. L’affiche et le livre sont liés à des espaces définis : la dimension du papier, le lieu de lecture. Le multimédia lie des idées et des personnes pas nécessairement proches. On peut collectionner des supports imprimés, difficilement des sites Web, des vidéos Youtube, des tweets… La perception du cube, un espace défini, est brouillée par les LEDs permettant de faire apparaitre des lettres. La structure en 3D devient un espace de lecture 2D. Ce qui se dit du Festival sur place, mais aussi partout dans le monde est récupéré. Quand un message est émis, la structure réagit et permet de le recréer sous forme de poster virtuel, dans un nouvel environnement à un autre moment.

Workshops

Le workshop se fera autour du thème :
« À textes ouverts ».

La possibilité est donnée aux étudiants ayant au moins deux années de formation graphique de participer au concours étudiants, ainsi qu’à un workshop qui se tiendra durant la première semaine du Festival, à savoir du lundi 23 au jeudi 26 mai. Trois prix matérialisés par un diplôme seront décernés. Le lauréat du premier prix recevra la somme de 1 000 euros. La restitution et la remise des prix se tiendra le samedi 28 mai à l’entrepôt des subsistances, en parallèle de la remise des prix du concours international et du concours étudiant.

Chaque étudiant viendra avec un ou deux projets déjà avancés sous forme de rough. Un projet sera finalisé au cours des quatre jours, à partir d’éléments graphiques, de ciseaux et de colle, d’outils de dessin et d’agrandissements photomécaniques. Le nombre de participants est limité à 15 par atelier. L’inscription se fera par ordre d’arrivée. Il est obligatoire que l’inscription soit individuelle. Àfin de respecter une répartition équitable des candidats, le nombre maximum d’étudiants admis pour une même école sera de 10.

Lauréats des workshops 2011

Le jury était composé de Sophie Demay, Susanna Shannon, Benoît Santiard, Vincent Tuset-Anrès et Jack Usine.

Les deux lauréats ex-aequo sont :


Damiano Fraccaro


Sophie Pertuisel

Les workshops étaient animés par :
Grégory Ambos et Régis Tosetti
Atelier Formes Vives, Adrien Zammit et Nicolas Filloque
Sacha Léopold et Thibaut Robin
Pinar&Viola
Lust
Thomas Huot-Marchand
VIER5

Restitutions des ateliers du Pôle graphisme

Au CDDP, à partir du samedi 28 mai
10 bis boulevard Gambetta — 52904 Chaumont Cedex 9

Pour la première année, le Festival s’associe au Centre départemental de documentation pédagogique (CDDP) de Chaumont pour proposer des ateliers festifs et la restitution des ateliers de création menés à l’année avec les publics locaux.

Culture graphique/Culture commune : la fabrique de lettres

Graphistes: Frédéric Rey et Vincent Tuset-Anrès, en partenariat avec l’école maternelle Lafayette, l’école primaire Jean Macé et l’école primaire Chamarandes.

Projet artistique globalisé : qu’est-ce que le graphisme ?

Graphistes: Studio B/C (Clio Chaffardon et Benjamin Dennel), en partenariat avec le Collège Louise Michel de Chaumont et le Collège Anne Frank de Saint-Dizier.

Qu’est-ce qu’on fait là ? Qu’est-ce qu’on a à dire ? Comment on le dit ?

Graphiste: Sacha Leopold, en partenariat avec le Service pénitentiaire d’insertion et de probation de la Haute-Marne et la Maison d’arrêt de Chaumont.

Olivetti

Le Festival présente aux Silos une exposition patrimoniale dédiée aux commandes graphiques de la firme italienne Olivetti pour sa communication, son identité et ses publications. Créée en 1908 par Camillo Olivetti comme la première fabrique de machines à écrire italiennes, l’entreprise a eu recours aux designs tout au long de son développement : de la conception de ses produits à leur publicité en passant par l’architecture de ses bâtiments (usines, magasins, crèches…).

Avant son rachat par Telecom Italia, la commande graphique d’Olivetti va traverser le 20e siècle (1930–1990) animée par une politique d’entreprise sociale, qualitative et volontariste. La publicité de la firme retrace ainsi l’évolution de l’objet « machine à écrire » et de son usage : des premières machines dont il fallait comparer la vitesse à celle de l’écriture manuelle, en passant par la Valentine, première machine portative délivrée des murs du bureau. L’exposition met en perspective les travaux de Giovanni Pintori, Walter Ballmer et Milton Glaser dont les contributions particulièrement notables par leur qualité et leur fréquence ont voisinées celles de Herbert Bayer, Raymond Savignac, Paul Rand, Folon, mais aussi des productions graphiques signées de designers tels Enzo Mari et Ettore Sottsass, le créateur de la Valentine. Une création contemporaine sera commandée à la fonderie Lineto afin de questionner les enjeux spécifiques au dessin de caractères destinés aux machines à écrire.


Commissariat et scénographie : Normal Studio
Les pièces présentées appartiennent aux Archives historiques d’Olivetti
Intervention graphique : Lineto
Les Silos – Maison du livre et de l’affiche

Ed Fella Documents

« D’un point de vue historique, si l’on considère le design graphique comme un vaste champ de pratiques professionnelles, comme un continuum du haut vers le bas – le «haut» étant une pratique académique et le «bas» étant le vernaculaire ou une pratique naïve – tout est, à un moment ou à un autre, recevable. »
Edward Fella

Né en 1938 dans le Michigan, Edward Fella commence par étudier l’art publicitaire à la Cass Technical High School de Detroit. Après ses études, il travaille en tant que dessinateur publicitaire pour diverses agences de Detroit pendant une trentaine d’années, avec pour clients principaux l’industrie automobile. En 1985, alors âgé de 47 ans, Fella démarre un Master of Fine Art à Cranbrook (Bloomfield Hills, région de Detroit), quittant définitivement sa pratique commerciale afin de privilégier son travail de création. Son diplôme obtenu, il enseigne le graphisme à la CalArts, où son enthousiasme pour les formes imparfaites et la sémiotique contribua à former toute une génération de graphistes : Lorraine Wild, Katerine McCoy, Jeff Keedy, Scott P. Makela, Barry Deck, Elliott Earls… À plus de soixante-dix ans, Edward Fella est toujours « en activité » (« I’m still running », comme il aime à le dire) et demeure l’un des auteurs de design graphique les plus emblématiques du postmoderne américain. L’hybridation de matières, de formes, de couleurs, de sujets et l’aisance avec laquelle il navigue d’un medium à l’autre, donne à son art une originalité et une profondeur qui marquera durablement l’histoire du design graphique. Son travail embrasse une exceptionnelle diversité de techniques et de sensibilités : flyers, dessins, photographies, lettrages, collages… Par sa capacité à déconstruire le paysage et l’écriture vernaculaire des États-Unis, le travail de Fella se fait le témoignage de tout un pan de la culture populaire de son pays.

Cette rétrospective sera la première exposition monographique intégralement consacrée au travail d’Ed Fella en Europe. L’exposition itinérera, dans le courant de l’année 2011, à Marseille.


Commissariat : Vincent Tuset-Anrès (Fotokino)
Scénographie : Renaud Perrin
Espace Bouchardon, 1e étage, ancienne bibliothèque


Un catalogue sera coédité par le Festival et l’association Fotokino pour accompagner l’exposition, avec le soutien du Cnap.
Auteurs : Renaud Faroux, Vincent Tuset Anrès, Catherine Guiral & Randy Nakamura
Conception graphique : Jérôme Saint-Loubert Bié avec Cécile Benjamin
Distribution : Pyramyd

Monozukuri
formes d’impression

Le terme japonais « monozukuri » signifie littéralement « processus de fabrication ». Ce concept recouvre en réalité un spectre bien plus large en désignant l’intelligence et la maîtrise des mécanismes de production permettant d’atteindre un stade d’excellence. À travers un corpus de créations graphiques contemporaines emblématiques de procédés d’impression, Sacha Léopold et Charles Beauté dévoilent des spécificités techniques et leurs répercussions sur le processus créatif. Il s’agit de regarder aussi bien les réalisations que les objets issus des machines utilisées pour leur impression.
« Les travaux des graphistes sont parfois montrés sous forme de croquis et de recherches, mais le plus souvent sous leurs formes finies ou à travers une mise en scène muséale. Nous avons choisi de sortir des coulisses les typons, les formes de découpe, les plaques de gaufrage, les écrans de sérigraphie… afin de considérer cette étape comme une mécanique incontournable de la création graphique contemporaine qui dépasse celle du simple outil. »

Leur sélection convoque les travaux de :
Bettina Henni
Antoine et Manuel
Le tampographe Sardon
Charles Mazé et Colline Sunier
Fanette Mellier
Flag
Vier5
James Goggin
Grégoire Romanet
Hans Gremmen
Frédéric Teschner
Richard Niessen & Esther de Vries


Commissariat et scénographie : Sacha Léopold et Charles Beauté
Espace Bouchardon, rez-de-chaussée

Lust

Depuis 2010, le Festival passe commande d’une création à un studio représentatif de l’avant garde internationale. Le studio suisse Norm a ainsi joué l’an dernier avec la multiplicité des possibles du graphisme par un jeu de combinatoire d’écrans de sérigraphie. Cette année le studio néerlandais Lust, localisé à La Haye, questionne les possibilités d’intrication entre design graphique et programmation informatique. Une alchimie particulièrement propice à investir les environnements hybrides tel qu’Internet, les flux de communication et les médias. Invité à investir la chapelle des Jésuites, le trio Thomas Castro, Jeroen Barendse et Dimitri Nieuwenhuizen travaille à une création in situ destinée à établir des ponts entre le passé du Festival et son devenir.
Pour ce faire, Lust étend la notion d’archive aux temps à venir et aux passés hypothétiques. En amont de l’exposition sera constituée une base de données visuelles et textuelles à partir de laquelle chaque visiteur pourra constituer sa propre édition sous forme digitale ou imprimée, avant d’y ajouter ses contributions.
Par son contenu, l’installation renseigne et questionne le graphisme à Chaumont : ses lieux, ses réalisations et ses projets. Dans sa forme, elle interroge les voies et les supports empruntés par le graphisme, leurs évolutions face aux changements de contexte technologique, à la quantité d’information et d’image produite, et aux modifications des usages.


Chapelle des Jésuites

13 à cheval

Dressés dans les espaces publics à la façon de colonnes Morris, des tubes en béton accueillent une exposition dédiée. Ils seront investis par 13 graphistes et artistes de l’image imprimée :

Les éléments présentés en extérieur sont souvent dégradés par les intempéries et les actes volontaires, il convient de procéder régulièrement à de nouveaux collages. Cette exposition part du postulat suivant : à quoi bon recoller à l’identique quand on peut coller une image augmentée ?

Ainsi, la règle du jeu imposée aux 13 est d’intégrer à leur création la contrainte suivante : produire une image qui évolue à chaque passage d’une nouvelle encre. Chaque image, correspondant à un passage supplémentaire sera présentée au public en 4 temps : le premier passage, collé le samedi 21 mai, sera remplacé le mercredi 25 mai par la même image augmentée du second passage, puis par la troisième le samedi 28 mai et, enfin, par la quatrième le mercredi 01 juin.
La couleur acquiert ainsi un potentiel narratif en même temps que la variation de cette image va rythmer les quinze jours du Festival.

L’exposition sera présentée à l’identique dans quatre quartiers de la ville : les boulevards, le square Lebon, quartier de la Rochotte et l’entrepôt des Subsistances. Les images seront produites par Jorge Betancourt à l’atelier SERIgraphisme du Pôle graphisme.

Les vitrines des commerçants

Graphistes, illustrateurs, dessinateurs de caractères…
Jack Usine et Fanny Garcia forment depuis 2005
le studio bordelais GUsto.

Invités à participer au Festival, ils interviendront au blanc d’Espagne sur les vitrines des commerces de la ville durant la première semaine en y inscrivant des textes qui seront lisibles dans leur intégralité le samedi 28 mai. La fonction de la vitrine comme interface entre le commerce et l’extérieur se trouve réactivée par le dessin de la lettre. Cette légitimité du mot à investir la rue par le message qu’elle porte, amène avec elle un travail sur la forme en fonction de l’échelle et du contexte. Un dialogue installé en amont entre les commerçants et le duo permettra de recueillir des histoires, témoignages, anecdotes… venant nourrir le texte peint.

Planète pub

Dimanche 22 mai
09h30-18h00
Marché couvert

Depuis 2010, Franck Chevrier et Gérard Desprez organisent un marché de l’objet publicitaire ancien : près de 50 exposants proposent à la vente plaques émaillées, affiches et toutes sortes d’objets ayant en commun d’avoir été conçus comme support promotionnel d’une marque ou d’un produit.

9e salon de l’édition graphique

Samedi 28 et dimanche 29 mai
9h30 à 20h
Lieu à confirmer

L’association des « Oh ? et des Bah ! » invite une trentaine d’éditeurs indépendants, souvent graphistes eux-mêmes, réunis par le plaisir de l’autoédition et l’amour de l’objet imprimé. Fanzine, livres, sérigraphies… sont en vente sur place.

Pixel Factory 2.11

Samedi 28 et dimanche 29 mai
9h30 à 20h
Collège Saint-Saëns

Organisée par l’association Pixxing, PixelFactory 2.11 accueille pour sa troisième édition, des graphistes, des « créateurs-codeurs» et des étudiants qui ont en commun la volonté d’investir et de questionner les champs du numérique. Pour plus d’informations : http://pixel-factory.lyceecdg52.com/

Informations pratiques

Ouverture des expositions
du 21 mai au 28 août
Entrée libre et gratuite dans toutes les expositions

Spectacle d’ouverture “Quadrichromie” par la Compagnie PoK sous les étoiles Vendredi 20 mai 2011 à partir de 21h place Fleming, quartier de la Rochotte

21 mai au 5 juin
Du mardi au vendredi, 14h00 à 19h00 Du samedi au dimanche, 10h00 à 19h00

6 au 30 juin
Mardi, jeudi, vendredi, 14h00 à 19h00 Mercredi et samedi, 10h00 à 18h00

Juillet et août
Du mardi au vendredi, 14h00 à 18h30 Samedi, 10h00 à 13h00


Festival de l’affiche
et du graphisme

Les Silos
Maison du Livre et de l’Affiche

7/9 avenue Foch
52000 Chaumont

Tél : +33 (0)3.25.03.86.80
Fax : +33 (0)3.25.31.08.58


Étienne Hervy
Directeur du graphisme
Délégué général du Festival
ehervy@ville-chaumont.fr

Émilie Lamy
Adjointe à la direction
Chargée des éditions
elamy@ville-chaumont.fr

Julia Vaillant
Chargée des publics et de la formation
jvaillant@ville-chaumont.fr

Tiphanie Dragaut
Chargée des expositions
tdragaut@ville-chaumnot.fr

Sophie Wilhélem
Chargée des concours
Assistante de coordination
artsgraphiques.affiches@wanadoo.fr

Betty Torres
Administratrice-comptable du Festival
betty.affiches@orange.fr

Maryse Mariot
Administratrice et organisation générale, Pôle Graphisme
mmariot@ville-chaumont.fr

Jorge Betancourt
Imprimeur, atelier SERIgraphisme
serigraphisme@gmail.com

Thierry Thiébaud
Régisseur
tthiebaud@ville-chaumont.fr

Mélanie Gibaux Al Khalil
Assistante organisation
melanie.affiches@orange.fr

Aurianne Klopp et Sandrine Fuselier
Chargées de l’inventaire des collections
aklopp@ville-chaumont.fr
sfuselier@ville-chaumont.fr

Bureau de l'association du Festival
Président : Vincent Galantier
Vice-président : Philippe Nolot
Trésorier : Toma Bletner
Trésorier adjoint : Fabien Collinet
Secrétaire : Odile Dechanet
Secrétaire adjoint : Vincent Perrottet

Hébergement

Toute demande de renseignement
ou de réservation hôtelière est à adresser exclusivement à :

Office du Tourisme de Chaumont
37 rue de Verdun
52000 Chaumont

Tél : +33 (0)3 25 03 80 80
Fax : +33 (0)3 25 32 00 99
Email : office-tourisme.chaumont@wanadoo.fr

Accès voiture
Autoroute A5 sortie Chaumont Semoutiers.

Accès train
Gare de l’Est, ligne Paris Bâle, arrêt Chaumont

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